« tracas » administratifs… le mot est faible

Alors que je suis encore tourmenté par la décision sur la greffe de nerf, cette semaine a été l’objet d’une poussée de stress à propos de la couverture de l’opération par la sécurité sociale.

Explications : résident belge, sous le régime de l’assurance maladie belge (couramment appelée la « mutuelle »), celle-ci me demande de monter un dossier pour obtenir un formulaire E112 car l’opération a lieu à l’étranger.
Pour cela, j’ai besoin d’une attestation d’un spécialiste belge indiquant que l’opération n’est pas possible en Belgique.

Je demande au médecin qui m’avait envoyé vers le Dr Labbé, à l’époque où je m’étais renseigné et où il y avait encore peu d’opérations de myoplastie en Belgique, et aucune avec greffe de nerf.
Impossible ! Depuis que j’ai entamé mes démarches avec le Dr Labbé, ces braves médecins des cliniques Saint-Luc se sont formés aux techniques avancées promues par Labbé, pour que les patients belges puissent eux aussi en bénéficier.

Du coup, l’opération qui n’était pas possible au moment d’entamer mes démarches est devenu possible, et donc le médecin refuse l’attestation, la mutuelle refuse la couverture. Bingo.

Je devrais donc tout annuler et recommencer ici, mettant mes espoirs au réfrigérateur (et embarrasser le Dr Labbé au passage).


C’est donc tout le scandale de cette machinerie administrative infâme : je ne serai donc pas couvert par la mutuelle pour cette opération dont le montant a été estimé à 5000 euros.

En cherchant des informations sur le Net, je réalise la stupidité de cette formalité demandant une autorisation préalable avec cette condition inique. Après tout, on est en Europe, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas choisir le lieu où je me fais soigner.
Si j’avais eu une entreprise à ouvrir ou de l’argent à placer, je n’aurais eu aucun problème pour choisir le pays de mon investissement. Mais pas pour me faire soigner. Et certains en sont encore à s’étonner que les français aient rejeté le traité de constitution de l’UE.

Il y a déjà eu un cas similaire, et les patients on porté l’affaire devant la cour de justice européenne. Cela a un peu fait bouger les choses, mais pas assez. Il n’est pas dit que je ne reprenne pas le flambeau.

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