Archives de août 2005

Une première photo des “bébés”

Voilà donc la première apparition publique des rejetons !

À ma gauche, Norbert, 2 litres de lait de vache cru, mis à affiner le 8 Août.
À ma droite, Joseph, 2 litres de lait pasteurisé, qui se bonifie depuis le 10 Août.

Fromages

Remarquez comment ce petit Joseph fait déjà craquer les filles avec sa belle peau qui cache un coeur tendre !

Dites docteur, c’est grave quand on commence à donner un nom à ses fromages ?

La chance des débutants

C’est une explication plausible de mes premiers succès.
En effet, les deux dernières tentatives se sont soldées par des échecs.
J’ai dû jeter un des fromages qui commençait à pourrir. Et ce matin je n’ai pu obtenir que du fromage blanc, le caillé n’était pas assez dur.
Par contre un autre est en train de pleinement réussir. Il se forme à sa surface une fleur qui rappelle celle qui recouvre le camembert. Encore une ou deux semaines et il sera prêt.

Comment assurer le processus ? Des pistes :
- Utiliser du lait fermenté de bonne fraîcheur, pas un qui a traîné une semaine dans le réfrigérateur.

- Bien laisser fermenter 12h, et non pas forcer la dose de lait fermenté en espèrant écourter cette phase.
L’idéal serait de ne faire ça que les fins de semaine, vendredi et samedi soir, pour avoir le temps de laisser cailler le matin puis égoutter. En semaine ce n’est pas possible pour quelqu’un qui doit partir chercher un salaire.
Ou alors mettre à fermenter le matin pour cailler le soir, mais c’est plus délicat

- La température. C’est possible, bien que je n’en sois pas persuadé. Trop de paramètres changent à chaque fois.

Nouvelle tentative ce soir.

Buttermilk is good for you

Non seulement c’est délicieux à boire (surtout quand on n’est pas en Belgique et donc qu’il fait chaud), le lait fermenté s’avère le meilleur ferment pour fromage que j’ai pu expérimenter. De loin celui qui permet de tirer la plus grande quantité de caillé d’une quantité donnée de lait (voilà que je me mets à parler comme un économiste).
Dans le but d’augmenter la rentabilité et rester compétitif sur le marché international, j’ai résolu d’augmenter ma capacité de production. J’ai aménagé un coin fromagerie dans un placard, avec pressoir et séchoir incorporé. Le top de l’installation amateur-débrouillard !
Allez, les photos viendront bientôt.

C’est jamais pareil

Dingue. Je sens que cette aventure de fromager va m’emmener très loin. Je suis pas près de me lasser, chaque génération de fromages est différente.

Hier c’était avec deux litres de lait cru. Jamais vu ça. J’obtiens une espèce de pâte un peu caoutchouteuse, assez odorante. Et surtout, les mêmes deux litres donnent une quantité de caillé jusque là inégalée.

Mais évidemment, il y a toujours quelque chose qui ne permet pas de comprendre complétement le phénomène. Est-ce parce que c’était 100% lait cru ? La basse température de l’été belge ? Le changement de terrine pour une plus grande capacité ?
Du coup, les deux derniers fromages n’ont presque rien en commun. J’ai l’impression d’être comme un artiste, incapable de produire deux oeuvres identiques !

Tenir le rythme. Au moins un fromage par semaine, le dimanche, après avoir acheté le lait frais au marché.
La semaine prochaine, le marchand fait relâche, mais la semaine d’après il m’a laissé entendre que je pourrais commander du lait frais de chèvre. Encore autre chose à essayer.